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  • : PETIT-AUVERNÉ PATRIMOINE
  • PETIT-AUVERNÉ PATRIMOINE
  • : Un inventaire du patrimoine de la commune du Petit-Auverné (44) à partir d'une recherche documentaire.
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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 22:30

Etres0008

  Etres0002

 

Début des années 1980,

l'Abbé Édouard Deniaud (curé de Petit-Auverné) entrepris de créer un lieu de recueillement et de prières, dédié à la Sainte Famille. Un autel a été érigé pour célébrer l' "Année Sainte 1983-1984". Depuis chaque année une messe est célébrée le 15 Août.

Ce lieu ombragé en bordure du Don est un hâvre de repos qui justifie sa destination.

L'Abbé Deniaud -grand érudit- ne peut l'avoir choisit au hasard: son nom rappelle son passé.

extrait du bulletin cantonal de 1989:

canton 1989-les êtres-r

L'entrée du site est signalée par des menhirs (provenant de la Piette et du champs du Gros Cailloux?) qui trouvent là une nouvelle vocation..

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 13:21

Dans le "Haut du Bourg" la tradition orale évoquait le champs des Huguenots.

On rapporte que lors de travaux, notamment de l'arrivée du service d'eau, des tombes et ossements furent mis à jour.

 

Dans l'inventaire de M. Pitre de Lisle (1880) on peut lire:

Huguenots Pitre2

Ce qui, au détail d'orientation près (Est) correspond. Confirmation avec le cadastre de 1841 H503 est nommée "Champs des Huguenots".

Hug-cad 1841 H503 chp

 

  Dans "Les protestants du comté de Nantes XVIe - XVIIe", Roger JOXE, éd° Jeanne Laffitte Marseille 1982,

p.100 renvoi 299 :

[... Aujourd'hui encore, à la sortie de Petit-Auverné, une parcelle de l'Hôtel Guillaume-Roul est portée en jardin au cadastre sous le nom de Cimetière des Huguenots (section H, n° 73). Dans la cour de cette ferme , des tombes sont visibles à fleur de sol. Des morts ont été enterrés sans cercueil; des os, un crâne, des linceuls d'étoffe noire ont été recueillis, mais il n'y eut sûrement pas de foyer huguenots à Petit-Auverné. L'érudit castelbriantais CHAPRON, qui visita ce lieu supposa des Huguenots travaillant aux mines de fer des Épinards, à 1 500m de là. Si Huguenots il y eut.

Cf. Roger JOXE: " Le Protestantisme dans la haute vallée du Don" , annales de Nantes et du Pays nantais, n°145,1967, p;39.]

Cadastre 1934

Hug Cadastre 1934

 
Si la superficie diffère, la localisation correspond.

Situation 2011 ?

 
Une question sur l'article de M. Pitre de Lisle 

Qu'en est-il du souterrain reliant les Huguenots à la cure !

Si on prend comme référence l'époque étudiée ci-dessus (XV-XVI e siècle), elle n'était pas trop à l'oecuménisme ( voir édit de Chateaubriant du  21 juin 1551!). Alors relier les Huguenots aux Papistes!!

Il y avait curé et vicaires, où était localisée la cure durant cette période.

On sait que l'abbé Bédard curé entre 1775 et 1819, résidait à "la Bédardière au Nord des rues du bourg", mais avant ?

 L'auteur parle-t-il du manoir de la Renaudière propriété des Louvigné, puis des Trébuchet, il est devenu presbytère en 1831.  Les Condé -huguenots- propriétaires des forges de Moisdon ont-ils influencé les Louvigné, cheville ouvrière -avec les Trébuchet- de la création du site de la Forge?

Quelle batisse et quels habitants les ont précédés qui pourraient justifier une liaison "discrète"??

 

A propos de l'article de M. Joxe:

Selon les anciens propriétaires la batisse aurait abrité un relais de poste . Il y a-t-il un lien avec "Hôtel Guillaume-Roul"?

 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 18:36

Pour un non spécialiste, la généalogie est délicate: on peut lire: de la Rivière, de la Rivière d'Auverné, de la Rivière du Haut Bois .

Mon opinion (!): le fief d'origine est en Auverné mais au fil du temps et des lignées, la famille a du progressivement délaisser le berceau pour évoluer.

 

 

Potier de Courcy, Pol (1815-1891). Nobiliaire et armorial de Bretagne. 1862.

1

RIVIÈRE(DE LA), voyez CHÉREIL.

 

RIVIÈRE (DE) , voyez MASCARÈNE.

 

RIVIÈRE (DE LA) (orig. d'Anjou), sr de la Bellonnière, — de la Roche-Gautron , — de

Boudé , — de la Ragotière, par. de Vallet.

Ext. réf. 1670, sept gén., ress. de Nantes.

D'or à cinq fusées accolées de gueules, au franc quartier d'hermines brochant sur

les fusées.

Pierre , vivant en 1480, père de René, marié à Marie de la Cressonnière.

 

RIVIÈRE (DE LA), sr dudit lieu et de Kernouan , par. de Haut-Corlay, — de Kersaudy,

de Saint-Quiouët et du Plessix-Hérupet, par. de Plaintel, — de Saint-Germain,

en Anjou, — de l'Isle-Aval, par. de Saint-Potan, — comte de Ploeuc en 1696, par.

de ce nom, — sr de la Touche et de Kervieux, par. de Saint-Marcel, — de Beanchesne,

par. de Quessoy, — de Kerlabourat, — de Saint-Michel, par. de Guingamp,

de Kertoudy, de Kerauffret et du Disquay, par. de Bourgbriac, — de la Villeneuve,

de Brunolo, — du Vieux-Marché et du Pontblanc, par. de Plouaret.

Anc. ext. chev., réf. 1670, treize gén.; réf. et montres de 1469 à 1543, par. De Haut-Corlay, év. de Cornouailles, et Plaintel, év. de Saint-Brieuc.

D'azur a la croix engreslée d'or (sceau 1380); aliàs : cantonnée à dextre d'une

fleur de lys de même (sceau 1382) ; aliàs : au franc canton de Rohan ( sceau 1387) ;

aliàs : écartelé au 1 : de Rostrenen; au 4 : de Kergorlay; au 2 : de Rohan ; au 3 : de

la Rivière. Devise : Undequâque inspiciendum.

Thibaut, fils Geoffroi,1 vers 1290, père de Louise, fille unique héritière, mariée à Christophe, juveigneur des comtes de Mur, qui prit pour lui et ses descendants le nom de la Rivière; Thibaut, compagnon d'armes de du Guesclin,se distingua à la bataille de Cocherel en 1364.et épousa Marie de Kergorlay; Henry, vivant en 1399,épouse Jeanne du Houlle,de la paroisse de Merléac,dont: 1°Geoffroi, chambellan du duc en 1437,qui a continué la branche aînée; 2°Eon, vivant en 1430,marié à Isabeau Moysan, dame de Saint-Quiouët.

Odet, abbé de Redon en 1474,+1492; un page du Roi en 1678; cinq gouverneurs de Saint-Brieuc depuis 1667, le dernier, lieutenant général en 1745, + 1781; un chevalier de Malte en 1730.

La branche aînée fondue dans Coëtrieux.

La branche de Saint-Quiouët fondue en 1754 dans la Fayette.

 

RIVIÈRE (DE LA), sr dudit lieu, par. de Tréduder.

Anc. ext., réf. 1669, neuf gén. ; réf. et montres de 1481 à 1543, par. de Tréduder,

év. de Tréguier.

Pour armes antiques : d'azur à une main dextre appaumée d'or en pal ; aliàs :

d'argent à trois chevrons de gueules, qui est Ploësquellec, à la bordure d'azur.

Mérien, vivant en 1448, épouse Jeanne de la Forest.

Cette famille, aujourd'hui éteinte, s'était fondue dans une branche cadette de Ploësquellec,qui avait retenu le nom de la Rivière.

 

 

RIVIÈRE(DE LA), sr dudit lieu, de la Pilousière et de la Provosté, paroisse d'Auverné,

  • de la Chauvelière, paroisse de Joué,

  • de Lancé, de Quienparle, paroisse de Saint- Viaud,Blason la rivière Auv

  • du Plessis, paroisse de Varades,

  • du Hautbois, paroisse de Saint-Julien-de-Vouvantes,

  • du Houssay et de la Juinière, paroisse de Trans,

  • de Crapado, paroisse de Plaintel.

Réformations et montres de 1427 à 1535, paroisse. d'Auverné, Varades, Trans et Plaintel, évêché de Nantes et Saint-Brieuc.

De gueules, au chevron d'hermines, comme Rhuys et Villeneuve.

Pierre, nommé dans le testament de Jean de Châteaubriant en 1262; Isabeau, dame de la Rivière,

épouse vers 1380 Gilles Menguy,qui prit les nom et armes de la Rivière; Jean, fils des précédents,

président aux comptes en 1418, puis chancelier de Bretagne , épouse Jeanne Brillet, dont Robert,

évêque de Rennes, + 1450.

Fondu dans Angier de Lohéac.

 

RIVIÈRE(DE LA), sr dudit lieu, par. de Moigné, — de la Monnaye, par. de Saint-

James-de-la-Lande.

Réf. de 1437 a 1456, dites par., év. de Rennes.

De gueules a la croix d'or frettée d'hermines. (G. le B.)

Fondu dans Haugoumar.

Le sr de la Granhac, débouté à la réformation de 1668, ressort d'Auray.

 

RIVIÈRE, sr de Laubinière, — de Vauguérin, par. de Saint-Aubin-des-Châteaux, — de la

Mordelais, par. de Fay.

Déb. à l'intend. en 1703, ress. de Nantes.

D'or flanqué de deux rivières au naturel. (B. L.)

Un échevin de Nantes en 1658.

 

RIVIÈRE(DE LA) (orig. de Paris), sr de Saint-Loup, — de Vau-Ia-Reine, — de la

Piolaine.

De sable à une bande d'argent, accostée en chef d'un croissant de même; aliàs :

d'azur à la fasce d'or, accomp. en chef d'une étoile de même et en pointe de deux

croissants d'argent (arm. de l'Ars.).

Alexandre, conseiller au parlement en 1588, père d'Elisabeth, mariée en 1629 à Pierre Gouyon,

sr de la Raimbaudière.

 

RIVIÈRE (DE LA), en breton STER (DU), voyez STER(DU).

 

TOMEII. 43

============

 

Source: "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne" nlle édition T1 1843

Jean Ogée, A Marteville, Pierre Varin

 

...extrait : .AUVERNÉ (jusqu'en 1793, Auverné n'était qu"un)

 

sur le plan historique :

... « On voit, dans ce territoire, la maison de la Rivière, devenue célèbre par les grandes actions de ses possesseurs. Ils descendaient des comtes de Cornouailles et de vicomtes de Rohan, suivant le cartulaire de la cathédrale de Quimper et de l’abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé .

                 Vers l’an 1200, Christophe de Mur, époux de Louise de la Rivière, fille unique de Thibaud, seigneur de la rivière, prit par convention le nom et les armes de la Rivière. Après la mort de Louise, il épousa en secondes noces Olive de Savigné, de laquelle il eut deux enfants, Thibaud et Robert, qui se rendirent célèbres dans la suite. Ce dernier, en 1296, sous le sire de Mautauban, accepta le changement de bail en rachat.

                 Thibaud de la Rivière, devenu le compagnon d’arme du connétable Du Gueslin, se signala en 1363 à la bataille de Cochorel, près d’Evreux.

                 En 1373, ce seigneur qui avait sous sa bannière 4 chevaliers et 46 écuyers accompagnèrent le duc Jean IV au siège de Brest et comparut à Caranteau, avrc nuf écuyers de sa suite, en 1381..

                 Guillaume de la Rivière, son fils aîné, époux de Jeanne de Rohan, fut nommé  arbitre  en 1380 et 1384 avec les seigneurs de Rohan, de Laval, de Clisson, de Malestroit, d’Asserac et de Derval, entre le duc Jean IV et Josselin de Rohan, évêque de Saint-Malo, qui avait entrepris de se soustraire à l’autorité et à la puissance de son souverain.

                 Bertrand de la Rivière fut envoyé en ambassade, en 1392, avec le seigneur de Malestroit, vers le pape Boniface VII au sujet des différends qui s’étaient élevés entre le duc et Henri le Barbu, évêque de Vannes, qui avait accusé le prince de faire battre de la fausse monnaie et de plusieurs autres larcins.

                 En 1420, Geoffroi de la Rivière obtint du duc Jean V la permission d’ajouter un quatrième poteau à la justice de la Rivière.

                 En 1445, guillaume de la Rivière, petit-fils de jean de la Rivière et de Marguerite de Beaumanoir, fut envoyé en ambassade vers le roi Charles VII.

                 Alix, seule héritière de cette famille, se maria à Rolland de Coetrieux, qui prit les armes de la Rivière. 

                En 1447, Guillaume de la Rivière était évêque à Rennes ; Jean de la Rivière, son frère, était, en 1450, chancelier de Bretagne; et Gilles de la Rivière, vice-chancelier, en 1488. Ces trois seigneurs étaient issus d’une branche cadette de la famille de la Rivière ».  

            

  Pour complément, voir:

"Les cotes du Nord: histoire et géographie de toute les villes et communes .." Benjamin-Philibert jolivet (1856)

           Mur de Bretagne / Corlay ...

 

                                        1462:(sous François II) les seigneurs de la Rivière étaient sergents féodés du duché;

                                        .....

                                        1667: Yves-Olivier de la Rivière, chevalier, baron du Plessis et de la Rivière est gouverneur de Saint Brieuc.

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 18:20

La Rivière en Auverné J. Chapron

d 'après un document manuscrit (années 70) reproduisant un article de J.Chapron non daté (postérieur à 1901? ultime visite?).

 

I- Histoire d'un manoir.

Dans le vallon d'un petit affluent du Don nommé le Nilan, non loin de sa source un vaste éboulis de roche appelé Champenielle fut construit au XII ou XIIIe siècle, le manoir de la Rivière en la paroisse d' Auverné.

De nombreux dolmens et menhirs, des tombelles, un cimetière gallo-romain ou mérovingien,etc.. démontre l'existence d'une agglomération humaine dans la vaste solitude choisie par les Seigneurs de la Rivière: le sol fait de causse de schiste, à peine recouvert de terre, était pourtant peu propre à l'extension de l'agriculture.

Les Seigneurs de la Rivière furent seigneurs fondateurs de l'église d'Auverné, ainsi que sa feuillette érigée plus tard en succursale, Saint Sulpice aujourd'hui le Petit-Auverné. Leurs armoiries brillait dans les vitraux des deux églises, au dessus bien entendu, de celles du Seigneur prééminencier, qui n'était autre que le baron de Chateaubriant, Seigneur de ce lieu, de Vioreau, de Candé, de Bain(?) et de cents autres châtellenies.

Des titres féodaux de la fin du XIIIe siècle prouvent l'existence d'un Pierre de la Rivière, Seigneur de ce lieu et en même temps de la Chauvelière en Joué. Puis pendant tout le cours du XIVe siècle, les titres font défaut, et il faut descendre assez bas dans le cours du XVe siècle, pour trouver en 1427, Thibault de la Rivière, en même temps Seigneur de la Robinaye en Bain. Ce Thibault n'ayant qu'une fille unique, Isabeau, la maria en 1420 à Gilles Menguy, qui selon la coutume féodale, prit le nom et les armes de Jean de la Rivière.

Jean de la Rivière, chevalier ami du duc de Bretagne Jean VI, fut choisi par lui pour être son chambellan et ensuite le chancelier de la province. Il se remaria avec Jeannette Brillet, et le fils de ce second mariage, nommé Robert, fut évêque de Rennes de 1447 à 1449, année pendant laquelle il mourut.

Odet de la Rivière, demi-frère de Robert, fut recteur de Sint Julien de Vouvantes, puis abbé de Saint Sauveur de Redon, alors qu'un autre, Gilles, était archidiacre de Rennes.

Gilles, fils probable de Jean I, est cité par Dom Morice comme président au béguin du Duc François II, mort à Couëron le 9 septembre 1488.

Les seigneurs de la Rivière étaient en même temps, pour le moins à cette époque, Seigneur de la Chauvelière en Julien de Vouvantes, fief dont dépendait le fond sur lequel étaient bâties l'église et le prieuré de Saint Julien. (ce fief s'appelait « la Rivière en Haut-Bois)

Dans la grande fenêtre du choeur de cette église, se voyaient les armes des la Rivière: fascé de gueules et d'argent herminé de six pièces.

Le domaine de la Rivière resta dans la famille jusqu'en 1520, année pendant laquelle la seigneurie tomba en quenouille, Jean II de la Rivière n'ayant à sa mort qu'une fille, Jeanne, qui épousa René Angier. Un peu plus d'un siècle après, en 1628, la seigneurie tomba encore en quenouille par le décès de Claude Angnier, seigneur de Crapadot, dont la fille épousa Pierre Poussepin, à qui la Rivière fut adjugée judiciairement. Mais il est a supposer que de cette alliance ne vint ou ne subsista nul enfant, puisqu'en 1679 nous retrouvons la Rivière et ses dépendances ayant pour maître Henri-Albert Angier de Lohéac, marquis de Crapado.

Henri-Albert Angier dût vendre La Rivière à un sieur Barthélémy Ferret, qui meurt en 1687, laissant 3 filles dont l'une, Françoise, épousa Jacques Nicolas Huard de Boeuvre. De ce mariage naquit Françoise Perrine, qui épousa Jacques-Claude Raoul de la Guibourgère. De ce mariage naquit Louise-Françoise qui épousa Camus de Viarmes. De ce mariage naquit Louis-Jean Népomucène, Marie François Camus de la Guibourgère qui de son mariage avec Marie Thérèse Thunot eut Alexandre Prosper.

Alexandre Prosper Camus de la Guibourgère membre des Assemblées Constituantes et Législatives, Conseiller Général, maire de Teillé, mourut au château de la Guibourgère le 7 janvier 1853; sa fille Blanche Alexandrine Charlotte, épouse d'Augé de Fleury donna la Rivière d'Auverné à son frère Édouard Marie Alexis.

Jusqu'en 1811, le domaine de la Rivière en Haut-Bois avait été indivis. Il s'étendait sur la commune du Petit et du Grand-Auverné, et comprenait en outre des ruines du manoir, la métairie de la Rivière, celle de la Plouzière, de l'Equesche et de la Bouve, le moulin de la Bouve sur le ruisseau du val avec étang et divers bois et taillis. Aujourd'hui, la Rivière est la propriété de plusieurs agriculteurs du Pays;

 

II- Le manoir de la Rivière.

 

Le manoir, chef-lieu de la seigneurie de ce nom, en Auverné, laquelle était de la mouvance de la châtellenie de Vioreau-les-Joué, elle même annexe de la baronnie de Chateaubriant, était construit dans un basfond, au pied du coteau schisteux et dépourvu de végétation, sinon landes d'ajoncs et de genêts qui en augmentait la désolation. Les nombreux monuments mégalithiques qu'on trouve encore dans cette région prouveraient l'abandon pendant toute la période médiévale , de ces champagnes au sol aride et faites de causses de schiste.

Aussi les constructeurs n'eurent-ils qu'à creuser les flancs du coteau pour y trouver les matériaux nécessaires à l'édification de leurs bâtiments. Une chaussée fut d'abord élevée pour barrer le cours du Nilan et former ainsi un étang dont les eaux avivanderaient les douves du nouveau manoir.

Une aire rectangulaire fut ensuite entourée de murailles le long desquelles s'élevèrent les bâtiments d'habitation, de défense et de servitude. Le coteau voisin put fournir les pierres de maçonnerie, mais on fut néanmoins obligé d'aller chercher la pierre de taille nécessaire aux embrasures, aux chaînages et aux cheminées aux carrières de Saint Michel, près de Chateaubriant pour les grès ferrugineux , ou à celles de Villechoux, sur la lisière de la forêt d'Ancenis, pour les schistes propres à l'appareillage. Un châtelet à 2 étages, flanqué de contreforts surmontait le porche d'entrée, fait de voûte de claveaux de schiste , maintenus par des arcs extérieurs, celui de l'entrée en plein cintre renforcé d'un arc en anse de panier. A droite en accédant sous le porche se trouvait la salle des gardes, avec cheminées et réduit indispensables aux séjours d'une troupe d'hommes. A la sortie, on avait à sa gauche une tourelle pentagonale contenant un escalier à vis, fait de degrés de schiste qui desservait les chambres à 2 cheminées des 2 étages du châtelet. Des bâtiments importants s'élevaient de chaque côté de la cour.

Le logis de l'Ouest était en équerre; à l'angle interne s'élevait une tourelle sur plan carré, mais cylindrique à l'intérieur, et renferment l'escalier hélicoïdal spécial aux appartements de ce logis. Au plain pied était la grand'salle , touchant la cuisine dont la cheminée recouvrait de sa hotte la gueule de deux fours, le four à pain et le four aux viandes hachées et pâtisseries. Xe bâtiment était défendu à l'extérieur par une tourelle angulaire percée de meurtrières et garnie de sièges pour les hommes de guet.

Les bâtiments du côté du levant étaient depuis longtemps ruinés faute d'occupation et d'entretien. La chapelle occupait l'angle N-E au fond de la douve. Elle était jadis éclairée par deux fenêtres de style ogival, à menaux, dont une au dessus de l'autel, vers l'Orient. Cette fenêtre fut bouchée au XVIIIe siècle par une maçonnerie dans laquelle on aménagea une niche destinée à contenir une Pieta de style vulgaire, qui a été conservée . Une large porte faisait communiquer la chapelle avec l'oratoire privé des seigneurs, au dessus duquel était la chambre du trésor ou les archives. De chaque côté de l'autel on voyait les les statues, de moyennes nature, en tuffeau polychromé des saint René, évêque, et Hubert patron des chasseurs. Celui-ci, contrairement à l'habitude était représenté avec un angelot s 'accolant à sa jambe droite au lieu du cerf traditionnel. Son toquet était orné en son milieu, d'un écu ou d'un cartouche portant deux clefs en sautoir et liées d'une chaînette par leurs anneaux. Ces statues ayant été brisées à une date inconnue furent enfermées – tout au moins les fragments qui en restaient -dans une cache pratiquée à la base d'une muraille. C'est là qu'elles ont été trouvées récemment, lors de la démolition des bâtiments ruinés qui demeuraient debout du manoir de la rivière.

Depuis longtemps, d'ailleurs, ses murs croulaient sous les coups des ans, et leurs débris servaient à la construction des maisons dans les villages environnants. Quelques indices architectoniques prouveraient qu'ils étaient néanmoins habités au cours du XVIIe siècle, sinon par les seigneurs, tout au moins par leurs officiers. Mais à la Révolution, il était déjà inhabitable: seuls les fantômes y résidaient en paix, sous les toitures aux lourdes ardoises dont le poids faisait rompre les lattes pourries.

Au commencement de ce siècle, l'ensemble de la ruine que recouvrait en partie un lierre vigoureux et la puissante ramure d'un orme centenaire, qui avaient pris pied à l'angle droit du porche d'entrée, avait un aspect pittoresque.

Mais d'ici quelques mois, il ne subsistera rien de l'habitation des de la Rivière; ses murailles seront arasées leurs pierres de jauge serviront à la construction, sur son emplacement même, de maisons rurales bâties à la moderne, dans lesquelles des lits de milieu à dossier sculpté et des armoires à deux glaces remplaceront les buffets à deux corps et les lits à quenouilles et à courtines de nos ancêtres. Il est déjà loin de nous le temps où, dans les borderies et métairies, il n'y avait qu'une paire de souliers servant à toutes les femmes, et qu'un seul habit – l'habit de messe – à l'usage des hommes de la maisonnée.

 

Avivander: fournir en eau, alimenter, approvisionner (dictionnaire gallo « cantou disou »)

Voir armoiries décrite et blason du P-A

L'histoire de la famille de La Rivière semble complexe: nous sommes en phase de documentation.

Voir le site de Mur de Bretagne qui l'évoque.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 21:03

sources: relevés d'état-civil Petit Auverné

 sites: mémoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr  ;  lessoldatsdeloireinférieure.hautetfort.com;  memorial-genweb.org

      Avant le monument aux morts:

MPF 70 Capt

Petit Auverné :  870 habitants (recensement 1911)      - mobilisés: 125                                                                                                    - Morts pour la France: 29 (3% de la population)_ accueille  22 réfugiés

Émile Gabory les enfants du pays nantais livre d'or / AD44

Liste sur le Monument aux morts érigé en 1921 ...

1- 1914-1918

MPF 14 Capt

   Le décompte des "Morts pour la France" peut varier selon la méthode retenue:" né à x " ou "résident à x"; ou de la date de délivrance du diplôme qui peut être postérieure à 1918, sachant qu'il n'y a pas de délais. Sur demande, il peut être attribué aujourd'hui encore.

  Nota: Derouelle Louis Marie MPF le 14/06/1915 à Quennevières (Oise) décès transcrit sur le registre des décès de P-A (1921), mémoire honorée sur le monument aux morts de Chateaubriant.  Gadiot Alphonse  est Cadiot Alphonse

Cette liste ne saurait recencer tous les malheurs liés à cette guerre, les morts suite de blessures, les victimes de traumatismes n 'y figurent pas. Les tragédies familiales sont difficiles à imaginer. Ainsi sur le site de "Ouest Éclair", édition du 30/07/1918 (page 3) sont nommés "les Lauréats du concours des grandes familles aux armées" : le 3ème prix est attibué à Julien Beaudoin cultivateur à la Carentage:11 fils ou gendres soldats, 5 tués.

 

2- MPF 1939-1945 (en cours)

    DUDOUET J  né le 16/12/1912 P-A   MPF 27/02/1945 Weimar Francfort Allemagne (mitraillage avions alliés)

    ROUL L                                                                        1945 

    TRICHET F                                                                  1942

 

Le 22 octobre 1941, 27 otages furent fusillés à la Sablière en Chateaubriant. Les corps des suppliciés seront dispersés dans 9 cimetières des environs. Guy Môquet et 2 camarades furent inhumés à Petit-Auverné, jusqu'à leur transfert après la libération. Une stèle perpétue leur mémoire.GM Stéle

 

3- MPF Indochine  & Algérie (non inscrits sur le monument)

    COHUAUD Lucien                                                              1954   Algérie

    RICHARD Bernard                                                              1960   Algérie

 

4- Autres théâtres d'opérations (                     d°               )

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 15:11

 

L’ARCHÉOLOGIE : Science dont l’objet est de retracer l’histoire de l’Homme.
Longtemps l’histoire se bornait à étudier les civilisations ayant laissées des écrits (Grecs, Romains).
Puis on s’intéresse à l’Égypte, ses pyramides et hiéroglyphes (Napoléon, Champollion). Vers le milieu du 19ème siècle les notables se prennent de passion pour le moyen-âge, et le romantisme aidant aux gaulois et aux monuments « celtiques ».
En France, en l’absence de toute réglementation les fouilles et découvertes se multiplient. La recherche de nos lointains ancêtres passionnent les sociétés savantes et les amateurs d’antiquités. Fort heureusement, de nombreux croquis furent réalisés (la photo venait de naître ), Ils constituent une aide précieuse ( cas de site réinventé, de remembrement, ..)
Malheureusement une fouille entraîne la destruction du site : « c’est une page que l’on arrache à un livre ».
Aujourd’hui les fouilles archéologiques sont encadrées sur le plan législatif  et méthodologique. La simple observation visuelle est complétée par le recours à des sciences connexes. Les résultats des observations, études et analyses permettent de dresser des conclusions fiables.
Une fois le site localisé, par une présence d’indices ou de fortes présomptions, le chantier commence :
- Terrassement, décapage pour trouver l’archéosol (engins de T.P., pelle, brouette) et les traces sont mise à jour ;
- Fouille minutieuse des points suscitant l’intérêt (minimum truelle, pinceau) ;
- Recueil du déblai (terre, cendres et tout  mobilier archéologique) ;
- Mise ne œuvre des sciences spécifiques, telle que :

  • o Sédimentologie = étude des strates, de leur composition :
  • o Céramologie = reconstitution des céramiques, étude des formes, de la structure, de la décoration , datation :
  • o Archéométallurgie = étude des la composition des objets métalliques ;
  • o Palynologie = étude des pollen fossiles contenus dans le sol, les poterie (plantes cultivées, endémiques, importées …) :
  • Carpologie = étude des restes de graines (paléo-semences)
  • o Pétrographie = détermination de la nature, des lieux de gisement donc provenance des outils en pierre ;
  • o Dendrochronologie : étude des cernes de croissance des bois,
  • o Datation au Carbone 14 par la mesure de la radio activité du C14 encore présent dans les matières organiques,
  • o  Etc ...


La Documentation - l'interprétation
    La lecture des documents –parfois anciens- peut poser plus de questions que d’apporter de réponses. On peut y déceler des anomalies, erreurs, contractions .. qui peuvent se reproduire d’ouvrage en ouvrage. Dans notre cas, depuis 1793 et la scission d’Auverné en Grand et Petit  est source d’erreur d’affectation de lieux. Ou encore, un même événement peut être la source de 3 versions (tombe de la Plouzière).
    L’étude de l’Histoire est fortement influencée par l’époque et son contexte, l’individu ses connaissances et opinions. La vérité d’une époque peut  évoluer au gré de l’avancée des connaissances. Ainsi l’approche « romantique » des monuments en pierres levées dits (au 19ème) « monuments celtiques » sont aujourd’hui appelé mégalithes (grandes pierres) ou/et les dolmens "autels de sacrifice" reconnus désormais comme éléments de sépulture.


Tous ces aléas ne font qu’ajouter à notre modestie pour relater l’histoire. Nous vérifierons au maximum ce qui peut l’être.



 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 14:35

Pont romain 20-07 IGN

La présence romaine est attestée dans notre "pays":

Moisdon la Rivière: camp romain;

Grand-Auverné: Au sud voie romaine; poteries, monnaies, pièces d'or, cimetière gallo-romain;

Juigné des Moutiers: voie romaine (Soudan-Candé);

Erbray, le Chatellier: camp romain;

Dans le descriptif du tumulus du moulin Violet, on mentionne la proximité de "la voie romaine de Nantes à Rennes par Petit-Mars et du pont qui franchit le Don" et le site de la Piette recèle des traces poteries et de tuiles à rebords  romaines.

 

Nous avons de plus un pont romain(*) - témoin bien modeste- sur le territoire de Petit-Auverné. Ce n'est certes pas une voie impériale qui franchit un fleuve, mais il existe et il est ancien.

(*) Il est romain, parceque la tradition orale nous l'a transmis ainsi nommé. Reste à le démontrer. On notera qu'il n'est pas le seul de cette facture ... peu romaine (voir petit patrimoine).

Pont romain 20-07 IGN

 

Pont romain 20-07 IGN

 

  pont sur le Don 191Pont romain 20-07 IGN

Photo R P

 

Pont-R pile1Pont-R0011-2

 

Attaqué, le romain!  Pont romain 20-07 IGN

Pont romain 20-07 IGN

Pont romain 20-07 IGN

Pont romain 20-07 IGNPont romain 20-07 IGN

                                                                                   Le franchissement s'effectue actuellement sur une voie grâce à une magnifique dalle de schiste. Mais accolée à la pile on remarque cette maçonnerie qui pourrait faire partie d'un ouvrage permettant de doubler le passage et permettre le franchissement à une charrette!?

 

 

Ces témoignages nous confortent dans l'hypothèse d'une occupation ""en continu" du territoire alverne. Elle reste à vérifier par la présence de traces

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 22:04

Coiffe la Dormeuse

Croquis tirés de l'ouvrage de Paul Masson " la Dormeuse ou l'art de la coiffe nantaise" descriptif détaillé des coiffes du pays de Nantes et techniques de repassage.   Pratiquement, chaque commune avait sa coiffe

 

Ci dessous, une des coiffes de ma grand mère de Peti-Auverné.                            

coiffe0004

coiffe0001

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 15:26

La construction n'est pas spectaculaire, mais le lieu est ancien puisqu'au VIIe siècle, il est déjà mentionné dans une charte monastique, sous la désignation « Sanctus Sulpitus Alvernensis », Saint-Sulpice (le Pieux, évêque de Bourges) d’Auverné. En 1152, cette paroisse avait déjà recteurs et vicaires.

DIctionnaire historique et géographique de la province de bretagne T1 1843/

    Auverné-Petit (Sanctus Sulpicius Alvrenensis) église sous l'invocation de St Sulpice le Pieux, évêque de Bourges en 644 ou 647; ancienne trêve d'Aubigné(?), aujourd'hui desservance.- Saint Sulpice d'Auvené avait été érigée en succursale le 16 juin 1607, par Charles de Bourgneuf, évêque de Nantes. Les deux chapelles qui forment la croix de cette église sont de 1622: mais la nef est plus ancienne. On y voyait, sur bandes rouges, les armes du prince de Condé Protecteur de cette succursale.

Il y avait deux chapelles séparées, l'une aux Épinards, l'autre à la Rivière, dédiée à Notre-Dame-de-Piété.

   =============================================================================

église 1664

  eglise 1841

 

La présence d'un lieu de culte à Petit-Auverné est donc ancienne. On peut penser que sa situation au milieu du bourg n'a pas variée (ci-contre cadastre de 1841).

 

La construction d'un nouvel édifice fut réalisée entre 1845-1850.

L'abbé Simon Thoreau curé de la paroisse pendant plus de 40 ans fut à l'initiative de ce projet. 

Extrait d'une notice biographique:

Abbé Thoreau

 

Clocher0

 

0023

 

 

 

0024

 

 

Belle allure, avec sa superbe flèche!  Hélas une tempête devait l'endommager gravement le 10 novembre 1875.

La fèche fut abattue et remplacée par un cocheton, puis par le clocher actuel. 049-Clocher reconstruction

Aujourd'hui, l'église souffre (gravement) du poids des ans: pour l'heure elle est interdite d'utilisation.

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 10:58

Extrait carte IGN avec quelques repères

Carte 06-10

 

et encore

Une motte féodale est également évoquée au Sud-Est à La Branchetière (les Branchères?);

Champs de la bataille (laquelle?);

Les "fosses anglaises" (sur le ruisseau en amont de La Salmonais) origine de ce toponyme?

La "Tombe du Bleu" - taillis de la Plouzière- connaît quelques interprétations;

Pendant la Chouannerie, Petit-Auverné à connu une période très agitée, un camp de 700 Chouans est signalé à la Salmonais;

Mines des Épinards, Puit Robin, Puit Beaugeard (puits de mines);

Souterrains .....etc

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