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  • PETIT-AUVERNÉ PATRIMOINE
  • : Un inventaire du patrimoine de la commune du Petit-Auverné (44) à partir d'une recherche documentaire.
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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 18:24

 

Tumulus des Branchères 02

     Cette butte, fait un peu désordre dans la plaine alluviale du ruisseau de la Salmonais. Elle intrigue depuis longtemps. Évidemment  quelques légendes lui sont associées, et non des moindres: un veau d'or y serait enfoui!! 

     On se perd en conjecture sur son origine, sa fonction.         

Ainsi, selon les auteurs, il s'agirait d'un tumulus (non daté) pour les uns, d'une motte féodale pour d'autres, voire d'une construction plus récente.

En 1893 la Société Archéologie de Nantes et de la Loire Inférieure (Tome 32,p73-81) publie le compte-rendu d'une excursion organisée suite à une demande de la propriétaire des lieux.

   Le patrimoine de la région est riche et mérite un détours: conséquence, l'étude du tumulus semble rapide. En conclusion une certitude avancée c'est une construction de la main de l'homme .. qui a déjà subit des outrages suite aux travaux des champs et quelques fouilles intempestives.

Extraits de la publication (séance du 11 avril 1893)

  Enfin nous arrivons aux Branchères, commune du Petit-Auverné. Guidés par M. Gris et ses fermiers , nous allons au tumulus, traversant les rues du village, quelque peu boueuses. Situé au bord d'un petit ruisseau , qui va se jeter dans l'étang de la Salmonaye, la butte a été aplanie au sommet par l'agriculture et une fouille superficielle pratiquée il y a quelques années. Cette éminence artificielle est évidemment faite de main d'homme. C'est ici que nous aurions eu besoin de l'expérience de M. de Lisle du Dréneuc, qui nous avait formellement promis son concours. ..
    Examinant de notre mieux le terrain, questionnant les fermiers, il semble résulter de nos élémentaires observations que la motte serait peut-être un châtellier, ou mieux un atelier de forges, ce que semblerait démontrer les débris exhumés lors de la première fouille, mâchefer, scories,etc.,  ou encore un simple ouvrage de défense. Abrupte et presque verticale du côté du ruisseau, elle était encaissée et dominée par les coteaux situés en face. De sorte que, malgré notre peu d'expérience, nous hésitons à voir là un tumulus dans la véritable acception du mot.
   
                       Lettre de M. Perron à M. Le Meignen:justificatif de fouilles     « Varades Le 17 mai 1893

        « Monsieur Le Meignen,
    « J'ai en effet, d'accord avec M. Ropert-Guibourd, ancien propriétaire des Branchères au Petit Auverné, fait pratiquer  des fouilles dans la motte de terre qui est le long de l'étang de la Salmonai
    « Je ne crois pas que ce soit un tumulus ou un châtellier. J'avais cru tout d'abord au tumulus, mais les fouilles pratiquées n'ont amené aucun résultat. On a trouvé quelques débris de charbon de bois, et des fragments de poterie. Ces derniers n'avaient aucun caractère d'antiquité. Il est certain que cet amas de terre a été fait de main d'homme ; mais à mon avis, quoique je sois peu compétent dans la matière, c'est une motte féodale « une merc de fief », comme on disait autrefois.

    «J'ai trouvé sur les Branchères les traces parfaitement conservées d'un ancien camp retranché d'au moins deux hectares, il est assis à mi-côté au midi de la route des Branchères, et à quelque distance de là, d'un tangle d'un champ. Les fermiers interrogés par moi m'ont dit avoir découvert les restes de sept ou huit cadavres. J'ai aussi découvert dans ce pays un gisement de kaolin. Ce qu'il y aurait de curieux à visiter ce serait un ancien châtellier qui se trouve sur la route du Petit-Auverné à Erbray. Les retranchements indiquant un poste de 50 hommes sont assez bien conservés et on y a découvert des cadavres dans des cellules ; des recherches dans cet endroit pourraient donner des résultats.

    « Le pays du Petit et du Grand-Auverné est habité par une race qui ne ressemble pas du tout aux habitants des environs ; on prétend que c'est une colonie d'Arvernes. Avis aux ethnographes.

    « Si vous voulez visiter ce pays, je suis tout à votre disposition.
Seulement j'ai une petite recommandation à vous faire : en même temps qu'archéologue distingué, vous êtes légiste. Vous ferez donc bien de vous rappeler la coutume de Normandie « item il faut vivre ».

    « Car dans ce bon pays du Petit-Auverné on ne trouve rien de rien à croquer, apportez des provisions.

      Le même écrivait également à M. A. Dortel :                                   « Varade8, le 10 mai 1893.

« J'ai reçu de M. Le Meignen la même demande que vous me faites au sujet de la Motte des Branchères et je lui ai répondu ce que j'en pensais.

    «  J'ai peine à croire à l'existence d'un tumulus ; pourtant c'est  dans cette idée que je fis faire les fouilles en présence du propriétaire ; mais nous n'avons trouvé que quelques débris de poterie commune n'ayant aucun caractère d'antiquité, quelques petits morceaux de ferraille et un peu de charbon de bois et des cendres en divers endroits. J'ai cru que les terrassiers qui avaient travaillé faisaient tout simplement leur popote au fur et à mesure de l'avancement de leur travail. Je ne sais pas si les fouilles ont été faites jusqu'au point central, car je ne suis pas resté tout le temps.
    « Je ne crois pas non plus que ce soit un châtellier au point fortifié, cette butte est trop mal placée, car, si elle domine l'étang et le chemin de la Salmonaie, elle est elle-même dominée par la partie sud de la pièce de terre dans laquelle elle a été édifiée.

« Dans ma lettre à M. Le Meignen, j'inclinais à penser que c'était une motte féodale où les vassaux se rendaient pour faire l'hommage et les censistaires, pour payer aux époques fixées les cens, rentes et devoirs — ou encore une marque de fief. Mais en cherchant dans le dictionnaire des terres et des seigneuries de l'ancien comté nantais par M. Ernest de Cornulier, je ne trouve pas les Branchères — il est probable que c'était une terre roturière, ce qui écarterait, sauf meilleur avis , l'hypothèse d'une motte féodale.
Resterait le tumulus. Si le tombeau ne doit pas nécessairement être placé au centre de l'élévation, il est possible que nos recherches n'ont pas donné tout le résultat que j'avais espéré tout d abord. Les travaux devraient donc être continués.

    " Voyez aux archives s'il n'existerait pas d'aveu concernant les
Branchères — au nom de Gaudin Bois-Robert ou de Cathelinays de la Mostière. Les Cathelinays étaient propriétaires vers 1668 — Si cette terre était un fief, il est presque certain que l'aveu fera mention de la motte.

 

Conclusion: recherche d'informations!  

 

*- sur  le cadastre de 1841 on lit: "la Branchère"; ailleurs un auteur évoque la motte féodale de la Branchetière (!).

 -  Branchère pourrait trouver son origine dans branches (entrelats de  = ouvrage de défense), signalant un ouvrage de défense,  comme Plessis (Plessis Bourré, Plessis Josso, etc..)??

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 14:35

Pont romain 20-07 IGN

La présence romaine est attestée dans notre "pays":

Moisdon la Rivière: camp romain;

Grand-Auverné: Au sud voie romaine; poteries, monnaies, pièces d'or, cimetière gallo-romain;

Juigné des Moutiers: voie romaine (Soudan-Candé);

Erbray, le Chatellier: camp romain;

Dans le descriptif du tumulus du moulin Violet, on mentionne la proximité de "la voie romaine de Nantes à Rennes par Petit-Mars et du pont qui franchit le Don" et le site de la Piette recèle des traces poteries et de tuiles à rebords  romaines.

 

Nous avons de plus un pont romain(*) - témoin bien modeste- sur le territoire de Petit-Auverné. Ce n'est certes pas une voie impériale qui franchit un fleuve, mais il existe et il est ancien.

(*) Il est romain, parceque la tradition orale nous l'a transmis ainsi nommé. Reste à le démontrer. On notera qu'il n'est pas le seul de cette facture ... peu romaine (voir petit patrimoine).

Pont romain 20-07 IGN

 

Pont romain 20-07 IGN

 

  pont sur le Don 191Pont romain 20-07 IGN

Photo R P

 

Pont-R pile1Pont-R0011-2

 

Attaqué, le romain!  Pont romain 20-07 IGN

Pont romain 20-07 IGN

Pont romain 20-07 IGN

Pont romain 20-07 IGNPont romain 20-07 IGN

                                                                                   Le franchissement s'effectue actuellement sur une voie grâce à une magnifique dalle de schiste. Mais accolée à la pile on remarque cette maçonnerie qui pourrait faire partie d'un ouvrage permettant de doubler le passage et permettre le franchissement à une charrette!?

 

 

Ces témoignages nous confortent dans l'hypothèse d'une occupation ""en continu" du territoire alverne. Elle reste à vérifier par la présence de traces

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 16:25

Les invemégalithes sept 090020 Champntaires réalisés par MM Pitre de Lisle et Chapron font état de sites mégalithiques importants sur le territoire de la commune. Aujourd'hui il semble qu'il n'en reste aucun en situation. 

Les études réalisées l'ont été avec les moyens de l'époque. Il serait, par exemple intéressant de connaître la nature, donc l'origine des "pierres": locale ou "importée" ? La géologie du Petit-Auverné dirait si silex, pierre blanche, grès ferrugineux se trouvent à proximité. De même, une analyse du mobilier archéologique relevé dans les tumulus (charbon de bois, poterie...) de Violet aurait été riche d'enseignement.

 

mégalithes sept 090016 ChampLes mégalithes sont les victimes du temps. Il n'est pas rare que les peuples, les civilisations qui se succèdent "empruntent " aux précédentes leurs matériaux. La culture, les rites changent, le matériel est recyclés (on peut voir des menhirs inclus dans des habitations). Que penser du grès ferrugineux signalé dans les murs du  château de la Rivière?

On sait qu'à la fin du 19ème siècle les mégalithes ont payé leur tribu à la construction des routes et chemins, voire à l'édification de calvaire, comme à mégalithes A-Braud1 aLouisfert. Il semblerait que la conversion de menhirs en granulats ait perduré début 20ème. Puis il y eut le remembrement  et son grand chambardement et, probablement sur les sites de Champenielle et de la Piète le passage d'une canalisation de gaz. Si l'on ajoute à ces "évolutions" techniques ou économiques la carence d'information des Alvernes, on constate qu'il y avait peu de chances de conserver ce patrimoine. Monsieur Chapron aurait pu être plus mesuré dans ses propos à l'égard des "rustres" autochtones!

Il n'est pas certain qu'aujourd'hui la connaissance soit plus répandue.

Lors de visite sur le terrain (notamment en septembre 2009), nous avons pris quelques photos, notamment dans le bourg, au pied de l'église et rue de la Cour Baga. Il reste à faire un vrai inventaire, mais déjà une constatation s'impose: si le site de mégalithes A-Braud2 aChampenielle est encore "garni",  les menhirs victmes d'une "diaspora" ont survécu, en décoration de jardins ou d'un lieu de méditation (les Êtres près de Violet!). Cependant il reste à poursuivre en amont du "Champenielle" visité où d'autres pierres sont signalées. Les inventaires précités font état de plusieurs centaines de mégalithes, mais la zonmégalithes Cour Bagae est mal précisée ... ou les documenmégalithes oct 090001 M. Templéts mal interprêtés!mégalithes sept 090043 les êtres

mégalithes sept 090037 les Êtres

mégalithes G Desfosses

Un affleurement de quartz à proximité de la Piète - sur le bord de la route- mériterait d'être examiné: il s'agit peut-être d'un menhir couché!

 

Octobre 2010: 

gar006    Une visite guidée par un agriculteur fort sympathique nous a permis de découvrir les gar004

pierres ensevelies par un taillis, ou qui s'étalent en bordure d'un champ.

Ce chaos pourrait être le vestige de ce que J. Chapron évoquait en parlant d' "une centaine de mégalithes ..." Ces blocs ont probablement été déplacés pour faciliter l'exploitation de la parcelle. Notre guide évoque également un cercle de pierres qu'il a du retirer tellement elles étaient néfastes à sa charrue!

Très intéressé par sa découverte des monuments mégalithiques qu'il a trop cotoyés pour leur trouver un intérêt, il donne sont accord pour poursuivre les investigations.

      gar007gar016

                                                     gar022

 

Nota: nous avons une connaissance des monuments visibles à la fin du XIXéme siècle et au début du XXIéme, sans prétendre à l'exhaustivité. Il est également délicat de reconstituer l'implantation de la "centaine de mégalithes" et du contexte. Existe-t-il une relation avec les autres sites de Petit-Auverné, avec ceux du voisinage (Grand Auverné)? S'incrivent-il dans un schéma "régional",  les mégalithes sont / étaient fort nombreux dans le pays de la Mée .

... et tant d'hypothèses sont émises sur leur fonctions!

 

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 15:55

 

Le NÉOLITHIQUE (du grec : néos= nouveau & Lithos = pierre)
C’est la dernière période de la préhistoire, celle de la pierre polie, qui précède la protohistoire (âge des métaux). En Bretagne, on admet qu’elle se situe entre 5 000 et 2 000 avant JC. La transition entre 2 périodes s’effectue progressivement. Le néolithique à donc coexisté avec le mésolithique qui l’a précédé et l’âge du bronze qui lui a succédé. Cette civilisation a son origine dans le « croissant fertile », en Asie Mineure, 10 000 avant JC.
Cette période marque une révolution.

Jusqu’alors, l’homme chasseur-cueilleur était un prédateur, nomade, il va devenir producteur et se stabiliser.
Cette évolution culturelle et technique se caractérise sur le plan :

  • - Économique :
    • domestication des animaux,   
    • pratique de l’agriculture.(sélection des plantes, défrichage, …),
  • - Technologique : outils en pierre polie*,
    • Instruments agricoles (faucilles, meules,..),
    • poterie, tissage, vannerie
  • - Sociologique : sédentarisation ( construction de maison),
    • Regroupement en communautés paysannes,
    • Forte poussée démographique.
  • - Culturel : architecture mégalithique (dolmens, menhirs, alignements)

 * Certains sites révèlent la présence d’une production en masse d’outils, près de carrières de pierre noble : il y avait donc des échanges. Il n’est pas rare de trouver  sur les sites bretons des outils dont la roche d’origine ne se trouve que dans les Alpes, en Espagne,..

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