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  • : PETIT-AUVERNÉ PATRIMOINE
  • PETIT-AUVERNÉ PATRIMOINE
  • : Un inventaire du patrimoine de la commune du Petit-Auverné (44) à partir d'une recherche documentaire.
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 15:10

Carte de 1771  Ogée (1728-1789)

Carte géométrique de la Province de Bretagne dédiée et présentée à Nosseigneurs les Etats par leur très humble et très obéissant serviteur Ogée, ingénieur des Ponts et Chaussées et ingénieur géographe de la province, chez l'auteur, Nantes, 1771.

nota: sur certaines cartes on trouve "Auverné" et à côté "le Petit Bourg". Donc d'Auverné il y a le grand bourg et le petit bourg ...

Nous avons évoqué le sobriquet de berlaous/berlawes -orthographe à débattre- une anecdote:

tirée de "chouannerie-chez-alice.fr"  évoque un conflit de frontière et donne une explication à cette appellation!

V - LES CHICANERIES

(Le chemin Bernard)

Depuis au moins le XII° siècle, le chemin Bernard limitait au nord la forêt d'Ancenis-les-Bois, appelée autrefois forêt de la Benâte. Ce chemin marquait ainsi la séparation entre les paroisses de Riaillé et d'Auverné et, en même temps les baronnies d'Ancenis et de Châteaubriant. De temps immémorial, chaque année au temps des Rogations, la procession de chacune des paroisses s'arrêtait au chemin Bernard pour bien marquer la limite des deux juridictions.

En 1606, lors d'un procès dont nous allons parler, le rédacteur du procès-verbal remarquait que la paroisse d'Auverné continuait cette tradition alors que celle de Riaillé "avait discontinué (…) on ne sait pourquoi, si ce n'est par la négligence d'ycelle paroisse."

Le chemin Bernard aurait eu un autre nom, celui du "Chemin de la chevauchée au duc". De quelle chevauchée ? De quel duc ? La tradition restée dans la mémoire des gens du pays ne le dit pas !

C'était sûrement un très vieux chemin allant des limites de l'Anjou jusqu'à la Vilaine, dont on peut encore suivre le parcours sur les anciennes cartes d'état major (Freigné, forêts de Saint-Mars et d'Ancenis, la Meilleray, Abbaretz, Nozay, etc.) D'après la tradition, admise en 1606, son nom lui serait venu du passage de saint Bernard. En tout cas, ce fut le chemin qu'empruntèrent les moines de la Melleray pour aller à leur abbaye mère de Pontron en Anjou.

Le chemin Bernard bornait au nord la Poitevinière, de l'est à l'ouest, depuis les "Trois souches" disparues depuis longtemps situées au Jeannau (Le Jehanneau) et qui faisait séparation en ce lieu entre la forêt de la Poitevinière, la forêt de la Chapelle-Glain et les Communs d'Auverné. Il se prolongeait jusqu'au Breuil au Febvre ou Breuil aux Moines appartenant à l'abbaye de la Melleray. En 1132, lors de la première donation faite au Prieuré de la Poitevinière, il est fait mention du "callis Bernardi" (callis signifie chemin). Dix ans plus tard, en 1142, dans la charte de fondation de l'abbaye Notre-Dame de la Melleray, il est question du "cheminum Bernardi".

Procès de 1606-1619 :

Le chemin Bernard était bordé d'arbres des deux cotés. Considéré de tous temps comme mitoyen entre la forêt de la Poitevinière et une large bande de terrains vagues servant de pâturages communs à quatre des plus grands villages d'Auverné : Villechoux, Villeneuve, la Banche et la Haye, les arbres coté sud appartenaient au baron d'Ancenis et ceux coté nord revenaient pour les 2/3 au baron de Châteaubriant et 1/3 aux paysans utilisant les communs.

Or, le 20 avril 1606, Jean de Mazozer administrateur de la forêt d'Ancenis, qui était aussi gouverneur de cette ville, ordonna de marquer pour les abattre un certain nombre d'arbres se trouvant sur le coté nord du chemin Bernard. Immédiatement les habitants d'Auverné, voisins du chemin, avisèrent l'intendant du baron de Châteaubriant, le connétable Henri Ier de Montmorency, qui porta plainte devant la cour de justice de Nantes. La baronne d'Ancenis, Marie de Luxembourg, veuve du duc de Mercoeur, prit fait et cause pour les officiers de sa maison.

L'enquête commença bientôt, on interrogea de nombreux témoins, les Archives , même celles des moines de Melleray. Le résultat fut que le tort fut mis au compte des officiers de la Baronnie d'Ancenis. La duchesse de Mercoeur n'accepta pas cette décision et fit appel au Parlement de Rennes, qui après de longues procédures, rendit son arrêt le 28 septembre 1613. La baronne était condamnée à payer les frais du procès ainsi que les dommages et intérêts calculés d'après la valeur du bois des arbres vendus ou abîmés. De plus le Tribunal de Rennes ordonnait de constituer une Commission d'Experts qui descendrait sur les lieux à une date fixée d'un commun accord, afin de déterminer nettement les limites entre les deux baronnies.

Après plusieurs appels restés sans réponses, la duchesse de Mercoeur refusant de comparaître ou de se faire représenter, le Parlement de Rennes envoya Messire de la Guéronnière-Garnier, l'un de ses Conseillers, escortés de notaires et de greffiers. C'était le 4 janvier 1619, donc plus de 5 ans après l'arrêt du tribunal. Arrivé sur les Communs d'Auverné, près de la forêt, l'homme de loi ne trouva personne pour représenter Ancenis, car même les bûcherons de la Poitevinière, directement intéressés n'étaient pas là. Par contre, tous ceux des Communs d'Auverné étaient présents. L'homme de loi attendit quelque temps, fit des sommations dans le vide et rédigea le constat d'absence. Puis, il procéda à la limitation des deux baronnies. Les gens qui le guidaient étaient tous d'Auverné, avec eux il traça une nouvelle lisière des Communs qui prenait sur la forêt un peu au sud du chemin Bernard mais sur une bonne longueur. Ainsi la forêt d'Ancenis perdit au bénéfice des Communs d'Auverné de 300 à 400 journaux de terre (150 à 200 ha).

La baronne d'Ancenis protesta en vain et les gens de la Poitevinière ne lui pardonnèrent pas son attitude. Quelque temps plus tard, les gens des Communs d'Auverné mirent le feu dans des broussailles, le feu gagna la forêt et fit des ravages, parce que les gens de la Poitevinière ne se dérangèrent pas pour l'éteindre.

[Les habitants de Riaillé avaient surnommés les habitants du grand bourg et du petit bourg d'Auverné : les berlawes (habitants des bourgs), ceux d'Auverné traitaient ceux de Riaillé de patawes (patauds). Ces appellations sont de moins en moins utilisées, mais les riailléens se moquent encore des alvernes pour leur non respect des horaires. Quand une personne tarde à arriver à un rendez-vous, les riailléens disent : Tiens, il marche à l'heure du Grand-Bourg !]

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 15:56

Nous avons fait connaissance avec le blason de la famille de la Rivière (d'Auverné) par l'intermédiaire du blason de la commune de Petit-Auverné, dessiné et validé en 1976 ; la devise date probablement de cette époque. En effet, elle se rattache à l'hypothèse retenue par l'abbé Deniaud pour expliquer l'origine du nom Auverné (du gaulois aulne). Une seconde hypothèse nous conduit vers Auvergne … (donc vers aulne?)

 

 

 

 

La curiosité nous a ensuite entraîné dans des recherches en archives. C'est ainsi que nous découvrons l'ouvrage de Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et Armorial de Bretagne, avec description et dessin du blason de la famille de la Rivière.

Sur un sceau une devise: "Undequaque inspicientum" Nobiliare de Bretagne P Potier de Courcy 1866

 

RIVIÈRE(DE LA), sr dudit lieu, de la Pilousière et de la Provosté, paroisse d'Auverné,

  • de la Chauvelière, paroisse de Joué,

  • de Lancé, de Quienparle, paroisse de Saint- Viaud,

  • du Plessis, paroisse de Varades,

  • du Hautbois, paroisse de Saint-Julien-de-Vouvantes,

  • du Houssay et de la Juinière, paroisse de Trans,

  • de Crapado, paroisse de Plaintel.

Réformations et montres de 1427 à 1535, paroisse. d'Auverné, Varades, Trans et Plaintel, évêché de Nantes et Saint-Brieuc.

De gueules, au chevron d'hermines, comme Rhuys et Villeneuve.

nota : selon l'abbé Deniaud : de gueules (rouge=sang), privilège accordé après une blessure en combattant au côté du roi (Thibault avec Du Guesclin bataille de Cocherel 16/05/1364 ).

Pierre, nommé dans le testament de Jean de Châteaubriant en 1262; Isabeau, dame de la Rivière,

épouse vers 1380 Gilles Menguy,qui prit les nom et armes de la Rivière; Jean, fils des précédents,

président aux comptes en 1418, puis chancelier de Bretagne , épouse Jeanne Brillet, dont Robert,

évêque de Rennes, + 1450.

Fondu dans Angier de Lohéac.

 

Nous avons poursuivi nos recherches dans les divers armoriaux. On constate certaines différences, mais les évolutions sont inévitables dans le temps: fin de lignée, mariage, achats, ventes des terres ... Nous remarquons la dispersion des terres.

Nous avons pu trouver des descriptions des armoiries (à l'origines inscrites sur les armes ..) gravées dans les églises, notamment sur le rapport des visites des " églises rurales de la baronnies de Chateaubriant 1663-1664, retranscrit par l'abbé Guillotin de Courson.

Auverné

Et au-dessous, en parallèle, sont deux escussons, l'un d'iceux écartelé, au premier et dernier, de gueules à la croix d'or frettée d'azur (qui est la Rivière ancien), et aux deux autres : de gueules à la croix d'argent pattée (qui est Rougé). Et l'autre escusson : my-party desdites armes à la croix d'argent et de gueules à trois bandes d'argent chargée d'hermines (qui est la Haye)" ;

de gueules à la croix d'or fretté d'azur (la Rivière ancien)

de gueules à la croix d'or fretté d'azur (la Rivière ancien)

d'Azur à la croix engrelée d'or
d'Azur à la croix engrelée d'or

d'Azur à la croix engrelée d'or

de la Rivière  Bretagne St Brieuc

de la Rivière Bretagne St Brieuc

La recherche n'est pas exhaustive.

Le nom "de La Rivière" est répandu; des interférences sont possibles entre branches. Les armoriaux divergent parfois, interprétation de lieu, problèmes de datation ...

Pour nous, à l'origine de nos recherches ces signes héraldiques s'attachent à une famille, un nom = un emblème, d'où notre étonnement de constater de la multiplicité de la représentation de "de gueules à chevron d'hermine" comme Rhuys et Villeneuve,.. en Guyenne .. peut-être s'agit-il de parents ? d'alliés ?   ???

La recherche reste ouverte !

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 15:45
Petit-Auverné et l'eau

Une des raisons invoquées pour justifier la demande de création d'une paroisse au "Petit-Bourg d'Auverné" (vers 1600), était l'éloignement du siège de la paroisse Saint Pierre (Grand Auverné), et que l'hiver avec les inondations, le pt'it bourg était isolé. Donc les paroissiens ne pouvaient recevoir les sacrements, notamment baptême et extrême-onction, hypothéquant le salut de leur âme.

En regardant la carte de Cassini - la géographie n'a pas dû évoluer depuis 1600- on constate que la seule route qui dessert le village s'arrête à l'entrée du bourg, butant sur le Nilan, qui effectivement connaît des crues; que par ailleurs les chemins devaient franchir des gués si l'on souhaitait se rendre à Moisdon-la-Rivière (le Nilan), Erbray (gués de la Nouette, de la Foucaudais), Saint julien-de-Vouvantes et la Chapelle-Glain (gué-Renou, ou de la Clopière).

On remarquera que les ponts construits lors de la création des routes (fin 19 ème) sont précédés de digue- rampe d'accès , surélevées par rapport au niveau de la vallèe.

Petit-Auverné et l'eau

On voit sur cette carte de l'hydrographie de Petit-Auverné que le territoire est bien arrosé, propice au développement de l'aulne , arbre qui pousse sur les sol humide, ce qui nous rappelle l'étymologie d'Auverné (celtique "ar vernes" pays des aulnes) et la devise : Alnus super Rivos Vernat = l'aulne verdit sur le bord de la rivière.

Rivières:

- Le Don, qui prend sa source à St Michel et Chanveaux (altitude 92 m) et se jette dans la Vilaine aux environ de Massérac (altitude 2 m), après un voyage de 93 km (*) , parti du Maine- et-Loire, traversant la Loire-Atlantique et terminant sa course en Ille-et-Vilaine après avoir arrosé Saint-Michel-et-Chanveaux, Juigné-des-Moutiers, Saint-Julien-de-Vouvantes, Petit-Auverné, Grand-Auverné, Moisdon-la-Rivière, Issé, Treffieux, Jans, Marsac-sur-Don, Guémené-Penfao, Masserac ..

(*) la longueur varie selon la source documentaire (93 Km loire-atlantique.gouv.fr, 119 Km wikipédia, 92,1 Km Sandre), est-ce dû à l'appréciation de la zone de marais de la confluence.

Ses principaux affluents drainant Petit-Auverné:

Rive gauche:

- le Petit Don (9,3 km), ou Ruisseau de la Salmonais, ou Ruisseau de la Plouzière + ruisseau du Pont du Hareng(!);

- le Nilan qui se jette dans le Petit Don,

- le ruisseau de la Brèche qui se jette dans le Nilan,

Rive droite

- le Ruisseau de la Mare (8,2 km)

et quelques drains secondaires

Petit-Auverné et l'eau
Petit-Auverné et l'eau

L'eau domestique

Elle était fournie par les puits, tirée à l'aide d'une seille (seau en bois réservé à cet usage) et conservée dans les habitations, en faible quantité.

Dans le "haut du bourg", près de l'école des garçons, un puits communal était à disposition des habitants.

Il fallu attendre le début des années 1960 pour voir arriver le "service d'eau". Le retard peut s'expliquer par des premiers projets très coûteux: il fallait tailler les tranchées dans le perron (schiste). L'arrivée de l'eau n'a pas été immédiatement synonyme d'eau courante pour tous. Ainsi, si le puits vit son accès interdit, il fut créé à proximité immédiate un point d'eau accessible à tous, équipé d'une pompe, d'un réservoir et d'un robinet.

Nota: dans ces années la lessive pouvait encore s'effectuer à la main avec rinçage à la rivière!

Aujourd'hui la machine à laver est devenue banale, les ruisseaux sont calibrés, les inondations plus rares et les paroissiens sereins.

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 19:31
Fusillés de Châteaubriant inhumés à Petit-Auverné

Le devoir de mémoire s'exprime sous la plume de l'abbé Édouard Deniaud dans ce bulletin paroissial du 19 Janvier 1992.

1ère partie: intervention de Monseigneur Villepelet, évêque de Nantes,

2ème partie:témoignages locaux.

nota: le support fait également partie de l'histoire. Rédaction manuscrite sur un stencil et dupliqué à la ronéo

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 13:11

Ce n'est pas pour être pédant, mais j'aime tellement trouver une explication quand je suis interpellé!

Une étude particulière, juste histoire de dire ....

Nous avons eu bien tord de penser que notre gallo, enfin celui que nous parlions n'était pratiqué que chez nous. Nous avons constaté que certains emprunts au "vieux- français", peuvent survivre un peu partout dans l'hexagone

Ainsi lors d'un voyage dans le Jura, à Salins-les-Bains, sur un panneau de la Confrérie des Saulniers, nous avons pu lire l'adage "Attends pour t'émeiller que tes tripes soient dans un panier". Le sens du verbe nous fut confirmé par les autochtones et rejoignait ce que nous connaissions.

Nous avons donc poursuivi notre cherche -sur internet- et constaté que ce verbe est présent dans de nombreuses locutions "jurassienne". C'est sur le site "cancoillotte.net" que nous trouverons: ÉMEILLER (S’) : (v. pron.) S’émouvoir. "Les voisins étaient très émeillés". De l’Ancien Français esmaier. Variante : être émeillé

et puis en cherchant un peu plus, sur un dictionnaire: ESMAIER

Étymologie

Le mot ''esmaier'' apparaît au XIIè siècle. Il vient du verbe appartenant au bas latin : “ exmagere ” qui signifie ''priver quelqu'un de ses forces, abattre moralement''.

De plus, ''esmaier'' est aussi formé par dérivation avec le verbe germain “ magan ” latinisé en “ magare ” qui signifie pouvoir et le préfixe “ ex ” qui marque l'élimination, l'exclusion.

Le verbe ''esmaier'' a plusieurs écritures possibles : esmayer, esmoier, esmoyer, ezmaier, esmaihier, esmaher, esmoyer ou emayer.

Les différents sens en Ancien Français

On trouve plusieurs sens du verbe ''esmaier'' en ancien français mais qui regroupent tous l'idée d'émotion. En effet, il y a :

- Action de mettre en émoi, troubler, inquiéter, effrayer

- En réfléchi : s'émouvoir, se troubler, s'effrayer, s'étonner, s'inquiéter

  • “ S'esmaier de +inf ” : craindre

Sens en français moderne

Le mot “ esmaier ” a été perdu à la fin du Moyen Age. Jusqu'à notre époque, il n'est resté que son nom : “ esmai ” qui a donné “ esmoy ” puis “ émoi ”. Le sens est resté le même pour ce qui est du trouble mais maintenant il y a souvent une connotation amoureuse.

Ce mot était très employé au XVIè pour finalement devenir désuet à partir du XVIIè. Néanmoins il est repris au XIXè siècle par les symbolistes et les romantiques avec le sens de :''trouble provoqué par une émotion vive''

une autre découverte du béotien ...

Souvent entendu dans notre entourage, et que nous considérions comme une variante de ce que nous connaissions: berbis pour brebis, cousin ermué de germain pour remué (issu de). Cette inversion de syllabes porte un nom: métasthèse.

Wikipedia nous aide:

" La métathèse (du grec μετάθησις metáthêsis, « permutation ») est une modification phonétique de la famille des métaplasmes impliquant un échange plus ou moins important entre deux phonèmes en contact ou proches. ......

Raisons de la métathèse

La métathèse peut être liée à un problème particulier de prononciation :

  • difficultés d'élocution pathologiques ;
  • déformation par méconnaissance du lexique, souvent liée à l'étymologie populaire (aréopage prononcé *aéropage, sur le modèle d'aéroport, *infractus pour infarctus, par analogie avec infraction) ;
  • locuteur jeune maîtrisant encore mal son appareil phonatoire (*pestacle, souvent employé par les enfants pour spectacle - voir aussi prosthèse) ;
  • énoncé prononcé dans une langue non maternelle (it has en anglais prononcé hit as par un francophone) ;

Ou bien elle s'étend à une langue entière et devient complètement lexicalisée : elle a dans ce cas donné naissance à des termes enregistrés comme normaux dans le lexique, tels que, en français, fromage du latin formaticum, brebis de berbix, ou moustique de l'espagnol mosquito.

Dans la majorité des cas, la métathèse s'explique par la paresse articulatoire : elle fournit une chaîne de phonèmes plus simple à prononcer ou bien plus en adéquation avec le système syllabique d'une langue. Dans d'autres cas, il ne s'agit que de la méconnaissance d'un signifiant."

Tout s'explique !!!

Voir liste de mots recueillis sur un bulletin paroissial ED

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 19:40

Liste des maires de Petit-Auverné       1793-20**            En 220 ans: 13 maires

 

Rang

Début mandat

Fin mandat

Durée/ans

Prénom Nom

1

1792

1823 (dcd 19/03)

31

Bertrand Roul

2

1823

1834 (décembre)

11

Louis Dupré

3

1834

1871 (septembre)

37

Mathurin Lequeux

4

1871

1884 (mai)

13

François Pasquier

5

1884

1888 (mai)

4

Jean-Marie Richard

6

1888

1932 (dcd 5/10)

44

François Pasquier (fils)

7

1932 (6/11)

1935 (mai) → 1945 (mai)

13

Louis Lepeintre

8

1945

1971(mars)

26

Auguste Bossé

9

1971

1977 (mars)

6

Sulpice Chapeau

10

1977

1981

4

Alexandre Barthélémy (décès)

11

 1981

1989 (mars)

9

René Burin

12

1989

2001 (mars)

12

Claude Richard

13

2001

2014 (réélue)

>13

Michèle Cochet

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 14:16
Les enfants du bon Dieu ..

Religion au P-A … Catholique, apostolique et romaine. vu de ma lucarne, souvenirs d’enfants.

--------- Cérémonies initiatiques

Baptême :

Cérémonie attendue par les enfants : à la sortie de l'église il est d'usage que les parrain et marraine saluent l'entrée du baptisé dans le giron de l'église catholique par un « cadeau » à ses plus jeunes coreligionnaires, par un lancer de friandises et de menue monnaie

. Nota : la quantité des bonbons ou des pièces de monnaie (et leur valeur) conduit à un jugement sans pitié sur la prodigalité ou la pingrerie, les « moyens » des personnalités du jour.

Catéchisme :

Apprentissage de la religion chrétienne, préalable; enseigné par les religieuses le jeudi midi et par le curé le dimanche à 14 heures, avant les vêpres. Exemple d'un dimanche pour un enfant: 10H grande Messe, 14 H catéchisme, 15H vêpres suivies, parfois, d'une séance de « cinéma » où la vie des saints précède Tintin … Pas d'autre occupation, le foot arrivera plus tard.

nota:particularité de Petit-Auverné, les filles vont à l'école libre, les garçons à l'école publique. Pas de heurts confessionnels.

Première communion: intronisation, changement de statut : à 7 ans c’est l’âge de raison!

Repas de famille avec le parrain et la marraine.

Communion solennelle :

Les tenues (costume sombre et brassard blanc pour les garçons, robe et couronne / voile pour les filles) définissent le rang social de la famille. Devant une certaine inflation vers le paraître, standardisation par des aubes blanches plus simple au début années 1960, plus conforme à la doctrine .

Cadeaux , repas de famille, carte souvenir – marque page pour le missel

Confirmation, un événement : l'Évêque se déplace dans la paroisse (tous les 4 ans).

Comme pour toutes les cérémonies, il faut faire honneur. C'est pourquoi j'accompagne ma mère à Châteaubriant pour acheter mon premier costume – ensemble culotte courte et veste, vert chiné – chez Combet. Le voyage s'effectue en vélo, 30 km aller/retour !

Carte souvenir – marque page pour le missel.

-------- Les auxiliaires du prêtre

Les enfants de chœur :

En soutane rouge et surplis blanc

Pour le service de l'office du matin en semaine , 1 servant d’autel;

Pour la grande messe du dimanche, et les fêtes liturgiques l’effectif et les tenues sont de sortie:

- Le cérémoniaire = maitre de cérémonie, tenue violette, mozette bordée d'hermine,

- Les 2 acolytes: répondent, servent les burettes, sonnent à l’Élévation, portent un cierge,

- Le thuriféraire et le naviculaire encensoir et navette d’encens,

- Les céroféraires (porte-cierge), 2 ou 4 suivant l'importance de l'événement.

Ils participent également aux baptêmes, mariages, enterrements et au mois de Marie,

Le chantre (A R) inimitable, accompagné de son harmonium.

Que d’émotion en écoutant le Veni Creator, Minuit chrétien, Tantum Ergo, « Sainte Anne ô bonne mère ... » … quand nous étions Bretons. Cette voix était enviée des paroisses environnantes.

Les marguilliers :

pour l’avoir vécu en qualité de porte-poche; le folklore varie suivant les paroisses.

Ils sont nommés pour un an par le “conseil de fabrique” ou conseil paroissial. Au nombre de 4, ils officient par paire: un porte-bannière (le vieux) et un porte-croix (le jeune) : ils ouvrent les processions lors des grandes fêtes religieuses et chaque dimanche, font la quête lors des offices.

Mais une des premières missions qui leur est confiées est d’assurer la subsistance du curé. Ainsi, au cœur de l’hiver, divisés en deux équipes, ils vont effectuer une collecte sur tout le territoire de la Paroisse. Pour cette épreuve qui dure près d’une semaine, ils reçoivent le renfort d’un “porte-poche” (garçon de 18 ans). Cette quête rituelle conduit la petite troupe, équipée de piques, de maison en maison et suit un rituel immuable, sans lequel la porte reste fermée. L’équipée s’annonce en chantant, l’hymne parodique qui avait cours dans les années 60. Air = les gars de la marine:

C’est nous les marguilliers d’office,

Pour l’église nous marchons,

Pour l’curé nous ramassons.

Ce soir jambon ou bien saucisses

Nous pouvons même accepter

Un énorme sac de blé …..”

Puis sur le pas de la porte entonne

« Nous frappons à la porte de tous les gens de bien ... »

Une fois la porte ouverte, le protocole continue: aubade aux demoiselles pour recueillir des rubans afin de décorer les piques:

“C’est à vous jeunes filles qui avez des rubans,

Des rubans magnifiques

Pour y fleurir nos piques,

Nos piques et nos bâtons

Vous aurez la pratique

De ces jeunes garçons. “

La maisonnée est sous le charme (pas de refus enregistré). Il faut envisager la fin de la cérémonie.

C’est l’inévitable collation, un p’tit verre de vin, un p’tit café, un p’tit coup d’gnôle, un p'tit gâteau ou, selon le planning, un copieux repas.

Enfin l’offrande: lapin, poulet, blé, gâteau, vin .. est enfouie dans la besace de l’auxiliaire (le porte-poche). Plus rarement de l’argent, les denrée périssables serons remise le dimanche lors de la vente.

Chanson de remerciement :

Plein de reconnaissance,

nous vous remercions

de prêter assistance

à ceux que nous aimons

. “

En route pour la prochaine étape !!!!

Bien évidemment cette course est une épreuve pour l’organisme! Heureusement qu’elle s’effectue à pieds …

Le dimanche, après la messe, vente aux enchères du produit de la collecte, qui mettra du beurre dans les épinards au presbytère.

Cette épisode folklorique perpétue le traditionnel “Auguilaneuf “.

-------- La pratique

Pâques: le jour où on sort les toilettes de printemps!!! Annonce le début de la saison des courses cyclistes.

Noël : LA fête. Attendre tard dans la nuit pour assister à la Messe de minuit !!!

Au retour chocolat chaud, un gros sommeil en attendant le cadeau du petit Jésus.

Les rogations:
Cette cérémonie traditionnelle se déroulait pendant les trois jours qui précédaient l'Ascension.
Le but était d'attirer la bénédiction divine sur le bétail, les récoltes et les travaux des champs. Il y avait trois circuits établis, ponctués par les croix décorées pour l’occasion.

Les paroissiens se réunissaient vers 7 heures à l'office du matin et partaient en procession ; halte aux croix, bénédiction et quelques oraisons. Malgré la distance à parcourir, les chemins empruntés, la matinée suffisait pour boucler chaque circuit.

L'affaire pouvait être difficile lorsque l'on revient vers midi après avoir été trop bien accueillis !!

les fêtes-Dieu

Solennité religieuse en l'honneur du Saint Sacrement, célébration du corps et du sang du Christ au cours de laquelle une hostie consacrée est placée dans un reliquaire appelé ostensoir, en vue de la prière d'adoration des fidèles. La procession est ouverte par la croix et la bannière des grandes fêtes, suivent les fleuristes qui jetteront des pétales de fleurs sur le passage du Saint Sacrement; puis le dais qui abrite le prêtre en grande tenue présentant l’ostensoir. Le dais et les falots de cérémonies qui l’encadrent sont portés par le conseil paroissial . Suivent les fidèles.

Cette cérémonie se déroule sur 2 dimanches afin de servir les 2 moitiés de la paroisse,divisée pour l’occasion. Elle présente un lien social fort puisqu'elle fédère les habitants et suscite une saine émulation dans la recherche de la meilleure « œuvre ».

La procession conduit le cortège vers le reposoir que tout le “quartier” à décoré en y mettant toute son âme: un autel surélevé, dont l’arrière est tapissé de peupliers et autres branchages, agrémenté des fleurs de saison. La route qui y conduit est elle aussi décorée! Tous les talents s’y révèlent, les motifs réalisés en sciure teinte et fleurs rivalisent d’imagination. L’ouvrage est entamé des le matin et doit demeurer dans sa splendeur jusqu’au passage de l’ostensoir. Heureusement les voitures sont encore rares.

Deux jours de Fêtes, deux quartiers qui fera le mieux.?

Dans la semaine qui précède, les garçons sont allé cueillir des fleurs sauvages pour garnir leur panier de fleuriste. Le dimanche, avoir plus de 7 ans, en short blanc, chemisette blanche, la corbeille de fleurs en bandoulière, quelle fierté d’attendre l’ordre du claquoir du cérémoniaire pour lancer les pétales d’églantines sous les pas du curé!

50 ans plus tard, que reste-t-il de ces pratiques ? Pas de photos de la belle époque, juste des souvenirs … incomplets.

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 18:45

Indubitablement Petit-Auverné a un passé sportif, si l'on se réfère à ce texte sur la baronnie de Chateaubriant daté du 16ème siècle:partie de soule obligatoire à Noël.

"les grandes seigneuries de Haute Bretagne ... bulletin de la sté d'archéologie de Nantes et de la Loire Inférieure 1895"

Le temps a passé, mais l'attachement aux sports de balle demeure: (HIPPAC, Archives 44: 100 ans de sports en L-A):

Un vieux maillot cerclé jaune et noir (genre guêpe ou forçat) trouvé au fond d'une armoire avait éveillé ma curiosité. Ma mère avait évoqué l'aîné de ses frères qui avait dû pratiquer le foot-ball (il était né en 1904). Personne d'autre n'a évoquer ce club. Et un jour dans la revue de l'HIPPAC consacrée au sport dans le castelbriantais nous apprenons qu'un club a existé! (merci à m. Bouvet de l'HIPPAC)

15 Aôut 1922 Création du club de foot-ball association :

l'Union Sportive de Petit-Auverné             maillot : rayé jaune et noir

En consultant les archives, à défaut de trouver des articles sur l'US P-A, nous avons pu lire [journal de Chateaubriant 31-10-1925] match de l'US Aubinoise vs le Réveil d'Erbray en plus de l'omniprésent SAC (rugby et foot). Il nous reste dons à trouver des traces de l'activité de notre club pionnier, qui semble sorti des mémoires.

Le foot ne survivait que grâce à certains jeunes alvernes évoluant dans les communes voisines, à l'époque héroïque où les déplacements s'effectuaient à vélo !!

Dans les années 60, pour meubler les dimanches après-midi, à l'initiative d'Alphonse Baudoin, des rencontres de "foot-ball" furent initiées. Événements très folkloriques, vu le niveau des pratiquants, mais débordant de bonne humeur, évidemment.

De fils en aiguilles, la nécessité d'avoir une équipe s'impose comme une évidence. Petit-Auverné doit tenir son rang et ne peut demeurer la seule commune orpheline de club sportif. La ressource locale est un peu limitée? Qu'à cela ne tienne, on bat le ban et l'arrière-ban des relations, en récupérant des anciens joueurs ou en intégrant les collégiens autochtones initiés .Un club est créé le 16/02/1966: le Petit-Auverné Sports .... C'est d'abord une histoire de copains qui s'en sortiront plutôt bien au niveau sportif. Mais c'est aussi le lieu d'un formidable brassage entre les générations, entre les gens du bourg et ceux de la campagne. Beaux souvenir des déplacements en car(s) pour les matchs intergroupes, ou de jumelage (le Landreau) . Toujours dans la bonne humeur et la convivialité; se souvenir des champs-terrains, du déménagement des vestiaires vers ce qui est devenu le stade "Alphonse Baudouin"... Le club est toujours en course!

nota: l'asociation est créée, publiée au J.O. du 4/03/1966. Le club doit s'affilier à la Fédération Française de Football pour participer au championnat. Cette première adhésion à du se faire auprès de la Ligue de Bretagne de Football, la Ligue Atlantique de Football ayant été créée en 1967. Les archives du club pourraient-elles confirmer; rappeler le 1er match, la 1ère saison ...

Cyclisme

Petit-Auverné était également connu pour ses courses de bicyclettes.

Il y eut des événements ponctuels. Ainsi, nous avons pu lire des comptes-rendus (journal Ouest-Éclair 1932) de la course Nantes - Petit-Auverné, une épreuve de 155 km! "épreuve nationale ouverte à tous les coureurs français, sauf aux amateurs"? Surprenant! Comment le P'tit Bourg s'est-il retrouvé ville-arrivée?..

La date de La course cyclisme finit par se stabiliser au 2ème dimanche après Pâques, suivant Juigné-des-Moutiers, Saint-julien-de-Vouvantes. C'est l'événement de l'année, notre "Jour de fête", beaucoup plus qu'une course. Sur le plan sportif la compétition est rude avec les communes voisines, il s'agit - en offrant les meilleurs primes - d'aligner le meilleur plateau. C'est l'angoisse du samedi matin pour lire dans le journal la liste des engagés: il faut tenir son rang! La fête se prépare pour tous les habitants, jeunes et vieux. Pour les enfants, c'est l'attente de l'arrivée des attractions. Les forains arrivent dès le lundi: on vérifie  que le manège est bien là, le stand de tir également. Vivement le tour d'auto-tamponneuses. Quelle fierté de pouvoir faire un tir à la carabine, à air compriné d'abord, à balles plus tard et gagner un lot! Acheter des cacahuètes grillées, boire un verre de limonade, bref gérer au mieux le budget course exceptionnel. S'il reste quelques pièces s'offrir le luxe de tousser en cachette en crapautant des "Hight Live". Les adultes s'autoriseront une fillette de muscadet supplémentaire .. Pendant ce temps là,les coureurs font leur ronde sous les hourras jusqu'au sprint final en montant la côte. Tout celà dans une ambiance musicale généreuse: depuis le début de la matinée la sonorisation déverse toutes les scies à la mode ou passées de gloire ... archiconnues, voire chargées de souvenirs donc inévitables pour que la fête soit complète.

L'assemblée se termine par le bal sous tente (parquet) animé par un orchestre.

Dans les années 60 le village de Lezé à lui aussi organisé sa course cycliste avec fête foraine et bal; le bourg rajouta également un événement en août, pendant quelques années.

Athlétisme

Dans les années 70 il y eut même un raid pédestre Paris - Petit-Auverné , organisé - il est vrai -  par des Alvernes tenus d'effectuer leur début de carrière dans la région parisienne.

Divers.

Lors des kermesses paroissiales il y eut des concours de tirs à la carabine.

On pouvait rencontrer quelques planches de palets, mais sans compétition.

Sports à Petit-Auverné
Sports à Petit-Auverné
Sports à Petit-Auverné
Sports à Petit-Auverné
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 21:26
La croix Maillot Broussard (croix de la Butte)

Fin 19ème début 20ème (après cadastre 1841)

La Croix Maillot Broussard Bulletin paroissial nov 1985 Abbé Édouard Deniaud.

Sur le bord de la route de Saint Sulpice des Landes, à mi-côte en montant au village de la Butte, se dresse une haute Croix en bois, portant un Christ en fonte digne d'un calvaire. Elle est plantée sur un grand socle carré de 1,76m de côté et dont la hauteur est de 1,10m ; on y accède par 5 marches recouvertes de palis ; la base du piédestal est entourée de 3 palis longs de 2,30m et larges de 30cm.

Le pied de la croix dont l'épaisseur est de 16cm est encadré de 2 dalles d'ardoise de 5cm recouvrant le grand socle blanchi à la chaux.

Ce petit calvaire, entouré d'arbustes champêtres : aubépine blanche, églantier, chênes, etc .. a été « entièrement remis à neuf par une famille généreuse de la Paroisse » écrit le curé Morice dans le registre de la paroisse, lors de la mission du 18 Novembre au 2 Décembre 1923, prêchée par les R.P. Séché et Schmidt, rédemptoristes.

« La journée de clôture fut un véritable triomphe pour Notre Seigneur. Le Christ destiné à ce Calvaire, placé sur un magnifique char tiré par 6 chevaux magnifiquement équipés et précédé de cavaliers aux montures superbement harnachées, fut traîné sur un parcours d'environ 200 mètres sous une véritable voûte de verdure et de mousseline formée de 28 arcs de triomphe. ».

Les anciens de 70 ans et plus, se souviennent certainement « de cette belle manifestation de foi et d'amour envers le Divin Crucifié ».

L'origine de cette croix qu'on appelle la Croix Maillot-Boussard doit être attribuée aux ancêtres de cette famille.

Cette photographie date du 1er Novembre 2013. La croix a été inauguré en grande pompe, mais son état est alarmant. Aura-t-elle 100 ans ?

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 20:56

Mondouet0002-copie-1.JPGMondouet0010.JPG

 

L'abbé Édouard Deniaud , curé de Petit-Auverné, avait entrepris de rechercher les croix sur sa paroisse. Voici ce qu'il écrit dans le Bulletin Paroissial en (nov) 1985.

 

« Jusqu'à présent dans notre recherche des croix, nous les trouvions plantées au bord des routes ou à une croisée des chemins. Cette fois-ci, c'est en plein champ que cette croix est érigée.

Elle est située en pleine campagne, sur le territoire de Petit-Auverné presqu'à la limite de la commune de St Julien de Vouvantes, entre le village des Feuvries, en Auverné, et ceux de la Champellière et des Bosses en Vouvantes.

Pourquoi cette croix est-elle dressée en cet endroit désert, près d'une haie ? On s'accorde à dire, et c'est très probable, sinon certain, qu'elle indique la tombe d'une personne tuée pendant la Révolution, peut-être un prêtre ? Un cas semblable existe en Moisdon-la-Rivière : les 3 croix de la Haute-Moraie, en plein champ, elles aussi.

La croix primitive, en bois, n'existe plus actuellement, mais au même endroit et à côté d'elle une croix en pierre a été plantée en 1900 par un certain nommé « Mondouet », d'où le nom : « la Croix Mondouet ».

Selon les uns, M. Mondouet, charron de son métier, demeurant à la Champellière, refaisait en cet endroit le fossé et son talus ; le lendemain retournant à son travail, le talus n'existait plus : à la place apparaissait une forme de tombe.

Selon d'autres, Mondouet tombé paralysé, fit vœu d'ériger une croix pour sa guérison : ce qui fut fait.

Pour d'autres encore, notre brave charron fut saisi, en ce lieu, d'une grande frayeur à la suite de …... ? il n'a pas révélé son secret. Après consultation en haut-lieu, il fit ériger la croix actuelle.

Quoiqu'il en soit cette croix porte l'inscription suivante : 12 avril 1900 M.D.

Beaucoup de gens y sont allés en pèlerinage, surtout pendant la Grande Guerre, de jour et de nuit, pour leurs soldats, pour les guérisons d'enfants malades ….

Avant le remembrement, elle était près de la haie ; celle-ci ayant été supprimée comme beaucoup d'autres, elle se trouve désormais en plein milieu des champs.

C'est une très haute et très belle croix en pierre bleue, de forme ronde, reposant sur un socle constitué de palis et recouvert de deux dalles en pierre bleue de 6 cm d'épaisseur encadrant le pied de la Croix. Deux piliers en pierre bleues forment et décorent les 2 angles de face du piédestal. Malheureusement, un de ces piliers est tombé et le socle aurait besoin d'une restauration. La marche du socle est aussi en pierre de schiste.

La croix est orientée : Nord-Ouest. ».

Commentaire : Monsieur Mondouet qui travaillait le bois (il était charron) devait avoir une très bonne raison d'ériger une croix en schiste d'une telle facture : monolithique, hauteur (3 m ?), section ronde (diamètre env. 15 cm ) qui devait coûter une fortune.

 

Certes, le lieu était connu pour ses bienfaits et on y amenait les enfants malades, qui ne marchaient pas, sollicitait des grâces, le retour indemne d'un soldat en guerre,etc ..

Nous avons pu nous entretenir (le 2 novembre 2013) avec Mme A., âgée de 85 ans, native de Petit-Auverné, mariée à St Julien de Vtes,  témoin de cette dévotion. Lorsqu'elle avait 12/13 ans, un des voisins souffrait des jambes. L'épouse du malade se rendait à pied à la Croix Mondouet pour faire ses dévotions en vue d'obtenir la guérison du mari. Avec sa mère, elles se joignaient au « pélerinage » pour unir leurs prières. Le malade leur en était reconnaissant, car ces pèlerinages allégeaient ses souffrances .

Perpétuant la croyance, elle  nous dit y être allé lorsque son mari est tombé gravement malade il y a quelques années.

 

Une anecdote rapportée par Mme D. nous ramène à l'origine du phénomène, elle  a vu, au pied de la croix, la terre grattée par les vaches se remettre en place !


Lors du remembrement, après consultation du curé, les propriétaires ont décidé de conserver la Croix.                           La tombe n'a pas perdu de son intérêt : il arrive qu'elle soit fleurie.

Nota: pas de croix mentionnée à cet endroit sur le cadastre de 1841, mais il existe côté Vouvantes une croix de l'Aubrière, à une intersection du chemin de la Champelière.


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