Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : PETIT-AUVERNÉ PATRIMOINE
  • PETIT-AUVERNÉ PATRIMOINE
  • : Un inventaire du patrimoine de la commune du Petit-Auverné (44) à partir d'une recherche documentaire.
  • Contact

Recherche

Liens

7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 20:56

Mondouet0002-copie-1.JPGMondouet0010.JPG

 

L'abbé Édouard Deniaud , curé de Petit-Auverné, avait entrepris de rechercher les croix sur sa paroisse. Voici ce qu'il écrit dans le Bulletin Paroissial en (nov) 1985.

 

« Jusqu'à présent dans notre recherche des croix, nous les trouvions plantées au bord des routes ou à une croisée des chemins. Cette fois-ci, c'est en plein champ que cette croix est érigée.

Elle est située en pleine campagne, sur le territoire de Petit-Auverné presqu'à la limite de la commune de St Julien de Vouvantes, entre le village des Feuvries, en Auverné, et ceux de la Champellière et des Bosses en Vouvantes.

Pourquoi cette croix est-elle dressée en cet endroit désert, près d'une haie ? On s'accorde à dire, et c'est très probable, sinon certain, qu'elle indique la tombe d'une personne tuée pendant la Révolution, peut-être un prêtre ? Un cas semblable existe en Moisdon-la-Rivière : les 3 croix de la Haute-Moraie, en plein champ, elles aussi.

La croix primitive, en bois, n'existe plus actuellement, mais au même endroit et à côté d'elle une croix en pierre a été plantée en 1900 par un certain nommé « Mondouet », d'où le nom : « la Croix Mondouet ».

Selon les uns, M. Mondouet, charron de son métier, demeurant à la Champellière, refaisait en cet endroit le fossé et son talus ; le lendemain retournant à son travail, le talus n'existait plus : à la place apparaissait une forme de tombe.

Selon d'autres, Mondouet tombé paralysé, fit vœu d'ériger une croix pour sa guérison : ce qui fut fait.

Pour d'autres encore, notre brave charron fut saisi, en ce lieu, d'une grande frayeur à la suite de …... ? il n'a pas révélé son secret. Après consultation en haut-lieu, il fit ériger la croix actuelle.

Quoiqu'il en soit cette croix porte l'inscription suivante : 12 avril 1900 M.D.

Beaucoup de gens y sont allés en pèlerinage, surtout pendant la Grande Guerre, de jour et de nuit, pour leurs soldats, pour les guérisons d'enfants malades ….

Avant le remembrement, elle était près de la haie ; celle-ci ayant été supprimée comme beaucoup d'autres, elle se trouve désormais en plein milieu des champs.

C'est une très haute et très belle croix en pierre bleue, de forme ronde, reposant sur un socle constitué de palis et recouvert de deux dalles en pierre bleue de 6 cm d'épaisseur encadrant le pied de la Croix. Deux piliers en pierre bleues forment et décorent les 2 angles de face du piédestal. Malheureusement, un de ces piliers est tombé et le socle aurait besoin d'une restauration. La marche du socle est aussi en pierre de schiste.

La croix est orientée : Nord-Ouest. ».

Commentaire : Monsieur Mondouet qui travaillait le bois (il était charron) devait avoir une très bonne raison d'ériger une croix en schiste d'une telle facture : monolithique, hauteur (3 m ?), section ronde (diamètre env. 15 cm ) qui devait coûter une fortune.

 

Certes, le lieu était connu pour ses bienfaits et on y amenait les enfants malades, qui ne marchaient pas, sollicitait des grâces, le retour indemne d'un soldat en guerre,etc ..

Nous avons pu nous entretenir (le 2 novembre 2013) avec Mme A., âgée de 85 ans, native de Petit-Auverné, mariée à St Julien de Vtes,  témoin de cette dévotion. Lorsqu'elle avait 12/13 ans, un des voisins souffrait des jambes. L'épouse du malade se rendait à pied à la Croix Mondouet pour faire ses dévotions en vue d'obtenir la guérison du mari. Avec sa mère, elles se joignaient au « pélerinage » pour unir leurs prières. Le malade leur en était reconnaissant, car ces pèlerinages allégeaient ses souffrances .

Perpétuant la croyance, elle  nous dit y être allé lorsque son mari est tombé gravement malade il y a quelques années.

 

Une anecdote rapportée par Mme D. nous ramène à l'origine du phénomène, elle  a vu, au pied de la croix, la terre grattée par les vaches se remettre en place !


Lors du remembrement, après consultation du curé, les propriétaires ont décidé de conserver la Croix.                           La tombe n'a pas perdu de son intérêt : il arrive qu'elle soit fleurie.

Nota: pas de croix mentionnée à cet endroit sur le cadastre de 1841, mais il existe côté Vouvantes une croix de l'Aubrière, à une intersection du chemin de la Champelière.


Partager cet article

Repost 0

commentaires